
Le Mondial s’est terminé en queue de poisson pour les Lions du beach soccer qui espéraient aller plus loin, en se hissant en demi-finale d’un Mondial pour la première fois. Mais le règlement, et une équipe de France métamorphosée face à l’Uruguay, en ont décidé autrement. Amadou Diop et ses poulains, qui étaient sur orbite après leur net succès contre l’Iran, sont amers et déçus. Abattus ! Ils sont tous groggy. Les Sénégalais ont le visage des mauvais jours. Le hall de l’hôtel s’est transformé en salle de lamentations. Une maison de cure de déception. Les visages sont fermés. Tristesse et déception assombrissent les supporters venus aux nouvelles. Chacun y va de son petit commentaire. Des propos qui incriminent en gros la connivence entre la Fifa et la France. Mais enfin…Le suspense aura duré jusqu’aux derniers instants des matches de poule. Sénégal, Uruguay et France ne peuvent se départager qu’à la lecture des règlements de Fifa. La France, malgré sa qualification, a le triomphe modeste. Ses joueurs ont le regard gêné. Ils rasent les murs de Mercure. La journée a été bien mouvementée et pleine d’émotions. Le Sénégal est passé de vie à trépas, en dépit de son succès (4-1) face à l’Iran. Une victoire logique qui, au final, ne comptera que pour du beurre à l’heure du décompte. Pourtant la météo s’annonçait bonne pour le Sénégal, ses supporters et son meilleur buteur, Koukpaki, qui a retrouvé sa voix après un torrent de larmes samedi après la défaite contre l’Uruguay. Justement, au décompte, cette défaite a précipité l’élimination du Sénégal en quarts de finale. «Boy Bandit» et ses boys plient bagages. La désillusion est énorme. Marseille 2008 vire au vinaigre. Alors que l’ambiance à la fin de la victoire (4-1) des Lions sur l’Iran était simplement festive. La communauté sénégalaise présente dans les gradins a vite fait de chantonner. «On est qualifié, on est qualifié, on est qualifié !.» Sur les trois tiers temps de 12 minutes, les Sénégalais ont bien négocié le jeu. Al Seyni Ndiaye est resté intransigeant dans ses buts, Malick Dieng, le capitaine, a assuré la doublure, Limoulaye Sarr donne des ailes à la relève. Le remplaçant de Cheikh Sidy Bâ, qui a purgé trois matches de suspension suite à son carton rouge face à la France, peut rester zen. Gomis et Badiane assurent la défense à outrance et participent au bon coup offensif. L’Iran est mis K.O. Mais, hélas Jérémie Basquez et les Bleus ont survolé leurs adversaires Uruguayens. Les latino-américains ont perdu de leur superbe. Leurs jambes sont bien lourdes et le vent est en leur défaveur. Ils ne relèveront la tête que dans les dernières minutes du 3e tiers temps. Insuffisant pour empêcher les Bleus de s’ouvrir le chemin des quarts de finale. Au détriment des hommes de «Boy Bandit», qui voient ainsi leur élan brisé après s’être payés le pays organisateur. Les Lions du beach soccer ne verront ni les quarts, encore moins les demi-finales, leur objectif annoncé. Cruelle déception !!!