
C’est une lapalissade que de dire qu’Abdourahim Agne, secrétaire général du Parti de la réforme (Pr), est très proche de la Génération du concret (Gc). Car sa fille est la femme de l’une des têtes de fil de la Gc. Ces relations familiales sont en passe de devenir des relations politiques. Comme l’attendaient plus d’un observateur averti de la scène politique sénégalaise. C’est en tout cas le Pr qui a fait le premier pas vers la Gc. Après avoir abordé la question en réunion de bureau politique sans pour autant s’accorder sur la position à adopter face à ce schéma, Serigne Mbacké Ndiaye a pris contact avec Karim Wade, leader de la Gc. l’homme qui a été à l’origine du rapprochement entre Me Wade et Abdourahim Agne, du début à la fin a repris du service. Joint hier au téléphone, ce responsable du Pr a confirmé l’information. «J’ai adressé une lettre à Karim Wade. Pour l’inviter à une discussion entre les deux entités» a laissé entendre M. Ndiaye. Non sans préciser cependant que pour le moment «sur le plan structurel les deux camps ne se sont jamais rencontrés». Mais en tant que personne, «je discute tous les jours avec les responsables de la Génération du concret. En le faisant, je peux engager mon parti. Nous allons vers des élections locales. A priori le Parti de la Réforme ira seul aux élections locales. Et nous laissons le soin à nos différents responsables de base de voir d’eux-mêmes avec quel parti ils peuvent aller aux locales, excepté bien sûr les formations politiques de l’opposition. Mais notre préférence c’est la Gc. Interpellé sur le décalage qu’il y a entre le Pr qui un parti politique et la Gc qui est une association M. Ndiaye répond qu’aux «prochaines élections locales, vous trouverez sur les listes du Pr des personnes qui sont de la société civile, des gens qui n’ont jamais fait de la politique. Des gens qui appartiennent à des Asc, des syndicats, des associations de femmes». «En fait les élections locales sont pour réduire les questions locales. Pour le Pr, les élections locales sont plus importantes que les législatives. Il faut aider les populations à prendre en charge leurs problèmes», conclut M. Ndiaye.
Revenant sur le débat sur cette alliance en bureau politique, M. Ndiaye soutient qu’il n’était pas présent ce jour. Mais il reste convaincu que s’il avait fait le point sur ses rencontres avec les responsables de la Gc, les positions des uns et des autres auraient évolué dans le bon sens. Mais pour l’instant, aucune réponse n’est tombée du côté de la Gc. Il ne sait même pas si l’invitation a été discutée entre les responsables de la Gc. affaire à suivre.
L'observateur