
Le révélateur du mal vivre généralisé
Par ailleurs, concernant les pénuries et les hausses des prix des denrées, le Ps soutient que le « régime d’Abdoulaye Wade a beau se réfugier derrière la fausse pertinence de ses mesures improductives, multiplier les annonces sans effet et prétexter la conjoncture internationale pour s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent notre pays, le quotidien des populations reste toujours meublé par le renchérissement insoutenable du coût de la vie dans un contexte de généralisation des pénuries ».
La persistance des ruptures, dit-il, dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est, à cet égard, « révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité ».
Suffisant alors pour le Ps qui dénonce cette « fourberie du gouvernement, qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente et exige le maintien ainsi que le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations ». Dans cet ordre d’idées, il invite le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire.
Les entreprises privées dans la tourmente
Dans cette crise sans fin, souligne le communiqué, les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique. En effet, fait remarquer le Ps, en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, « les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral ».
C’est pourquoi Ousmane Tanor Dieng et ses camarades expriment leur solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara TALL, et exigent le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics.
Heureusement qu’il y a une résistance…
Mais heureusement que dans ce « contexte actuel de chienlit, synonyme de faillite généralisée d’un Etat qui ne s’illustre que dans la répression et dans l’intimidation, il y a une résistance citoyenne qui prend forme appuyée par des initiatives populaires qui démontrent que l’incapacité du régime d’Abdoulaye Wade ne sera pas toujours face à la résignation collective ». Dans cet ordre d’idées, le Parti socialiste qui se « félicite du succès des initiatives du « Front Siggil Senegaal », espère que la marche des femmes et celle de Tambacounda serviront de détonateurs au gouvernement pour mesurer l’ampleur de la grogne populaire et pour trouver les solutions urgentes aux conditions extrêmes que vivent les populations ».
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN
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