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Politique
CHEIKH GUEYE, DG DES ÉLECTIONS : « L’autorité suprême va trancher » | CHEIKH GUEYE, DG DES ÉLECTIONS : « L’autorité suprême va trancher » |
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| 16-12-2009 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le directeur général des Elections, Cheikh Guèye, estime que dans les concertations sur le Code électoral entre les partis politiques, les techniciens du ministère de l’Intérieur et la Commission électorale nationale autonome (Cena), un consensus sur tous les points n’est pas possible. C’est pourquoi, il signale que le dernier mot revient au président de la République, en ce qui concerne les points qui ont fait l’objet d’une mésentente entre les camps.M. le directeur, le ministère de l’Intérieur, les partis politiques et la Cena viennent de boucler les travaux de modification et d’harmonisation de certains articles du Code électoral. Quelles sont les décisions sorties des discussions ? Il faut dire que dans ce genre de rencontres, on ne peut pas avoir un consensus sur tous les points parce qu’il y a des points qui ont des consonances politiques dans le code. Et comme les sensibilités politiques sont différentes, naturellement les points de vue diffèrent sur le traitement de ces questions. Mais nous sommes arrivés quand même à un certain nombre d’accords sur la technicité d’organisation et sur beaucoup d’autres points. Ces accords sont consignés dans un document avec une nouvelle rédaction du code qu’on a remise aux partis politiques ce matin (ndlr : hier) pour qu’ils puissent plancher dessus afin de voir si cela reflète les travaux que nous avons conduits jusqu’à présent. S’il y a des observations, nous allons les intégrer et les mettre à la disposition des partis et les remettre à l’autorité. Il y a aussi une liste de points de désaccords qu’on va soumettre à l’autorité. Le troisième et dernier volet, ce sont des recommandations qui sont issues de la commission en direction soit des partis politiques ou des pouvoirs pour prendre un certain nombre de décisions. Quels sont ces points d’accord ? Je n’ai pas tous ces points en tête. Je prends quelques points importants. Il y a par exemple une proposition visant à allonger la révision ordinaire de trois mois à six mois et de démarrer cela pour chaque année le 1er février. L’autre point sensible, c’est la distribution des cartes restantes. Ces cartes sont gardées par le ministère de l’Intérieur, mais dans des malles à double clés. L’une des clés reste au ministère de l’Intérieur, l’autre est gardée par la Cena. Pour ouvrir la malle, il faut la présence des deux clés. Cela pour mieux sécuriser les cartes. Il y a aussi un autre point d’accord, c’est la révision ordinaire des listes électorales à l’étranger. On a choisi pour les étrangers qui ne participent qu’aux élections nationales qu’il y ait une révision exceptionnelle chaque fois qu’il y a des élections. Et les points de désaccord ? Il y avait des propositions pour réduire la campagne l’électorale, mais il y a eu désaccord. Les gens ne sont pas d’accord sur cette proposition. Il y aussi une proposition concernant la diffusion des résultats par la presse. Cette proposition dit qu’il faut attendre que le vote soit terminé pour donner les résultats. Quelle est votre position par rapport aux principaux points ? Nous ne sommes pas des militants. Nous sommes des fonctionnaires. Nous ne militons en faveur de qui que ce soit. Nous sommes là pour gérer la production du groupe qui est un groupe politique. Le Code électoral, c’est l’affaire des partis politiques. Nous avons enregistré les propositions que nous remettrons à l’autorité. Maintenant, s’il y des propositions qui peuvent gêner, non applicables ou dont l’applicabilité pose problème par rapport à l’organisation des élections, nous sommes un panel d’experts, nous donnons notre expertise sur la question. Qui va trancher ? Dans des situations comme ça, c’est l’autorité suprême qui va trancher. Ce n’est pas le ministère de l’Intérieur en tant que tel. Nous présentons le rapport dans lequel il y a les points d’accord et les points de désaccord. Nous avons proposé des rédactions des articles et l’autorité tranchera. Quelles sont les principales recommandations ? Il y a d’abord une recommandation en direction du ministère de la Justice pour lui demander de prendre les dispositions nécessaires pour faciliter la délivrance du casier judiciaire pendant les périodes de rush, les périodes d’élections. Il y a une autre recommandation en direction des pouvoirs publics pour dire que dans la Constitution, les candidatures sont déposées 29 jours avant le jour du scrutin. On a estimé que 19 jours, c’est trop peu surtout que maintenant on peut avoir une quinzaine de candidats. On a demandé aux pouvoirs publics de modifier la Constitution pour qu’on puisse avoir un délai suffisant d’édition de cartes, parce que cette question ne relève pas du Code électoral.Le Soleil
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