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Accueil arrow Afrique-Maghreb arrow Politique arrow BRAS DE FER ETAT DU SENEGAL ET ASECNA : L’Afp invite le régime de Wade à y mettre un terme
BRAS DE FER ETAT DU SENEGAL ET ASECNA : L’Afp invite le régime de Wade à y mettre un terme Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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16-07-2008
m.niass.jpgLe Bureau politique de l’Alliance des forces de progrès (Afp) engage, dans un communiqué en date du 15 juillet, le gouvernement de Me Wade à mettre immédiatement fin au bras de fer « insensé et inutile » qui l’oppose à l’Asecna, et « dont l’issue est fatalement préjudiciable aux intérêts du Sénégal ».
Pour les camarades de Moustapha Niasse c’est « le besoin de liquidités qui a amené le gouvernement du Sénégal à s’approprier abusivement des redevances appartenant à une organisation internationale » et cela, disent-ils, risque de coûter très cher à notre pays et à ses populations. Les « Progressistes » constatent qu’en dehors de l’Asecna, l’Etat du Sénégal a ouvert d’autres fronts, il s’agit de la Bceao, l’Uemoa et la Fao.
Amendement « illégal » de l’article 27
Par ailleurs, l’Afp a évoqué la question de l’article 27 de la Constitution. Elle parle d’amendement illégal qui « illustre la volonté des tenants du pouvoir de tourner définitivement le dos à la morale républicaine, à la morale tout court, aux fins de perpétuer un régime dont la nocivité, à tous égards, n’est plus à démontrer ». Et d’ajouter : « Cette attitude exprime clairement l’option suicidaire de Me Wade, qui consiste à mener, au pas de charge, une régression démocratique incompatible avec des règles transparentes d’une dévolution du pouvoir, qui respecte les choix du peuple souverain ». Pour cette formation politique « en voulant être souverain à la place du peuple, Me Wade construit fébrilement le puzzle éphémère dont tous les éléments, sans exception, sont teintés de violence, qu’il s’agisse d’agressions frontales contre les libertés, de la misère aggravée par la mal gouvernance ou du verbe toujours plus haut qui tente en permanence d’étouffer la vérité, sans exclure le harcèlement de ceux-là mêmes qui, courageusement, comme Abdou Latif Coulibaly et Madiambal Diagne, s’emploient à l’élucider ».
C’est le cas aussi, dit-elle, dans l’affaire Kambel Dieng et Kara Thioune, où « le cynisme du gouvernement est apparu au grand jour, quand deux de ses membres ont joué la partition bien connue qui consiste d’une part à faire semblant de respecter l’Etat de droit, d’autre part, à ignorer, dans les faits, la séparation des pouvoirs en prononçant le verdict à la place des juges ». Le communiqué scandaleux du Ministère de l’Intérieur rappelle, selon l’Afp, « la période la plus sombre des dictatures du Tiers-Monde dans les années 70, notamment en Amérique latine où des manifestants pacifiques fauchés par la mitraille devenaient miraculeusement, le lendemain, à la une des quotidiens gouvernementaux, des agresseurs qui justifient une légitime défense ». Spirale inflationniste et les pénuries : le mensonge ?
Par ailleurs, le peuple continue, de l’avis des « Progressistes », de s’interroger sur la spirale inflationniste infernale et les pénuries qui se poursuivent. « Là aussi, le mensonge d’Etat est toujours de rigueur. Pour pouvoir continuer la gabegie, il ne suffit plus d’invoquer le prix du baril. Quant à la pénurie de riz, les commerçants constituent les boucs émissaires tout désignés, alors que le gouvernement est incapable d’assurer régulièrement et en temps utile la subvention destinée à stabiliser les prix. En plus, la distribution du pain va bientôt connaître une perturbation, du fait du dilatoire interminable du régime de Me Wade, qui opte pour la politique de l’autruche, face au prix de revient du pain », lit-on dans le communiqué.
La conséquence est « qu’emmêlé dans ses intrigues pour réaliser son projet monarchique, le régime actuel a oublié la gestion du quotidien des Sénégalais qui, en plus de l’inflation, des pénuries et de la misère, vivent dans l’insécurité permanente provoquée par un banditisme d’un type nouveau qui ne se limite pas seulement à l’espace transfrontalier et qui a gagné l’hinterland ».
Et en ce début d’hivernage, soutiennent les « Progressistes », les populations sont livrées à elles mêmes, face à de multiples dangers que le Ministère de l’Intérieur devrait s’employer à conjurer, à travers la Direction de la Protection Civile. Il s’agit des noyades, des conséquences des inondations, des poteaux et câbles électriques.
Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN
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