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L’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse exige que les commanditaires et les exécutants de « l’attentat inqualifiable du dimanche 17 janvier 2010, perpétré à Thiès, contre les participants à un meeting du Parti Socialiste », soient « punis conformément à la loi, pour percer enfin l’abcès infect de l’impunité qui menace la cohésion nationale et la stabilité de notre pays », renseigne un communiqué de presse daté du 18 janvier. Surtout que l’attentat est « revendiqué par un homme de main tristement célèbre du PDS » et qui « continue la longue série de faits de violence d’un régime qui pense que l’arme des faibles et l’argent sont consubstantiels à la gouvernance ».
Pour les camarades de Moustapha Niasse « C’est précisément cette incapacité à supporter la moindre contradiction qui a provoqué l’incident lors de l’ouverture solennelle des Cours et Tribunaux ». Et se demandent « s’il y a de quoi fouetter un chat quand un des acteurs de la justice, en l’occurrence le Bâtonnier, rappelle les maux qui affectent ce pouvoir, maux déjà dénoncés par les magistrats eux-mêmes et les greffiers. Il est de notoriété publique que la séparation des pouvoirs, l’indépendance et le bon fonctionnement de la justice sont en question au Sénégal. D’ailleurs, les recommandations des Assises nationales sont précises en la matière, aux fins de trouver des solutions durables à des dérives préjudiciables à notre démocratie », souligne le communiqué.
Le monde virtuel de Me Wade
Les « Progressistes » soutiennent que le tableau idyllique dressé par le président de la République n’a rien à voir avec la situation vraie du Sénégal. Le Bureau politique de l’AFP « constate avec préoccupation que le retrait de Me Wade dans son monde virtuel connaît ses prolongements dans des dossiers où entrent en lice des paramètres diplomatiques qui sont toujours d’une particulière délicatesse ». Et d’ajouter : « En effet, la bienséance élémentaire devrait interdire à un chef d’Etat en exercice de proposer à son homologue la déportation de ses populations d’un continent à un autre, suite à une catastrophe naturelle. Cette idée résulte d’une méconnaissance grave des règles d’humilité qui accompagnent, dans ce domaine, les actes de solidarité en faveur d’un peuple sinistré ». Les « Progressistes » s’inclinent devant la mémoire des victimes du séisme et présente ses condoléances attristées au peuple de Haïti, à son gouvernement et aux Sénégalais conjoints ou parents de haïtiens.
Des propositions sans consistance…
C’est pourquoi, note l’Afp, « au lieu d’avancer des propositions sans consistance et totalement irréalistes, pour régler verbalement les conséquences d’une tragédie, le régime en place ferait mieux de prendre les mesures idoines pour éviter aux Sénégalais des situations qui ont entraîné le naufrage du bateau le Joola et d’autres pertes de vies humaines causées par les inondations récurrentes ». Et ajoute : « Avec les tares qui affectent la gouvernance de Me Wade, notre pays n’est pas à l’abri d’une catastrophe aux conséquences autrement plus dramatiques. A ce stade, le Bureau politique estime que seul le peuple debout est à même d’endiguer définitivement les risques inutiles que les tenants du pouvoir font planer sur le Sénégal et ses populations ».
La clarification
Par ailleurs, le bureau politique, a « adressé ses vives félicitations au Secrétaire général, M. Moustapha Niasse qui, lors de sa conférence de presse du mercredi 13 janvier 2010, a fait montre de son savoir-faire d’homme d’Etat incontestable, en mettant en exergue sa maîtrise des grands dossiers du Sénégal, tout particulièrement celui de l’Energie et des ressources minières du pays ». Et note que la « clarification apportée par le Secrétaire général de l’AFP, avec souci de vérité et d’objectivité, a eu raison des accusations infondées et irresponsables d’un mauvais fantassin du gouvernement de Me Wade. Dans sa conférence de presse, Monsieur Moustapha Niasse a rappelé, avec force, qu’il évolue légalement et avec transparence dans le secteur pétrolier, en dehors du territoire sénégalais, pour éviter toute confusion ».
Un exemple à nos gouvernants bavards
Les « Progressistes » considèrent que « l’opérateur privé Moustapha Niasse donne l’exemple à nos gouvernants bavards et incompétents, en investissant des montants importants dans des groupes de production agro-alimentaire, dans les régions de Dakar, Thiès et de Kaolack, contribuant ainsi à la création de centaines d’emplois dans le secteur rural, sans oublier la formation technique appropriée, au bénéfice des paysans et des ouvriers agricoles, chaque année ». Mais le Bureau politique « retient essentiellement que l’intéressé est revenu subrepticement sur ses accusations infondées en ne convoquant plus du pétrole nigérian destiné au Sénégal pour enrichir M. Moustapha Niasse. Mieux, il a soigneusement ouvert les guillemets pour balancer : « Moustapha Niasse a fait fortune dans le pétrole ». Et d’ajouter : « Avec ces cabrioles laborieusement exécutées, le régime en place vient de prouver encore une fois, malgré lui, qu’il est impossible de tordre durablement le cou à la vérité. En fait, ce comportement caractéristique d’oisifs qui ont baissé les bras, face à l’urgence des dossiers épineux à régler au profit des populations, est l’expression d’une panique bleue ayant pour cause et pour cible, le Secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès. Mais, cet exercice sera vain comme l’ont été tous les pièges déjà tendus par les spécialistes de la désinformation qui sont, aussi, les ennemis de la démocratie ».sud quotidien
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