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Le combat de lutte ayant opposé lundi Modou Lô à Baye Mandione a eu des répercussions jusqu’au regroupement de l’équipe nationale de football du Sénégal qui prépare une rencontre amicale mercredi contre le Cap-Vert à Dakar, a appris un reporter de l’APS. ‘’Je peux vous certifier qu’on n’a jamais pu tomber d’accord sur la chute et les discussions se sont poursuivies jusque dans les chambres’’, a déclaré, Abdoulaye Sarr, entraîneur national adjoint. S’il attend encore le verdict du combat, le technicien sénégalais natif de Dakar adopté par la capitale de la Petite Côte, fief par excellence de la lutte, a laissé entendre que c’est en regardant une autre chaîne de télévision qu’il s’est aperçu qu’on peut penser à un quatre appuis.
‘’Sur le champ, en direct, malgré les ralentis, je n’arrivais pas à savoir. Puisque je ne connaissais pas les règles, je me suis fié aux décisions des arbitres’’, a-t-il dit, relevant toutefois qu’en regardant sur une autre chaîne, ‘’j’ai comme l’impression qu’il y avait quatre appuis’’.
Amara Traoré, qui se présente comme ‘’un féru de lutte’’, a suivi le combat de bout en bout. Mais comme la plupart des téléspectateurs, il est resté sur sa faim à la fin du combat.
‘’C’était un beau spectacle et je peux vous certifier qu’on est resté longtemps devant la télé pour suivre cette confrontation entre deux grands espoirs de la lutte sénégalaise’’, a indiqué l’entraîneur national.
Amara Traoré s’est réjoui de l’importante place acquise par des jeunes lutteurs comme Balla Gaye 2, Lac de Guiers 2, Tapha Tine, Issa Pouye, Modou Lô, Baye Mandione dans l’arène.
Il a rappelé d’ailleurs avoir eu des bisbilles avec des camarades de jeu, à son jeune âge, lors de grandes affiches de lutte sénégalaise avec les Mbaye Guèye, Robert, Double Less, Mame Ndieumbane, Mor Fadam.
‘’Maintenant, ce n’est pas seulement une affaire de force mais de finesse technique, de préparation physique de haut niveau mais aussi de culture avec des bakks (danses des lutteurs) qui suffisent au spectacle’’, a-t-il expliqué intarissable sur le sujet.
Accrochés à la fin de leur rencontre avec la presse, les gardiens Khadim Ndiaye et Mamadou Bâ mais aussi le défenseur du Dynamo Kiev, Pape Malickou Diakhaté n’étaient pas en reste. Ils ont dit qu’ils étaient au devant de la scène pour suivre le combat.
Mais comme la plupart des personnes interrogées, ils préfèrent donner leur langue au chat quant à savoir qui a mordu la poussière entre les deux lutteurs. Le portier du Jaraaf, préfère ouvrir une autre brèche, ‘’moi, mon lutteur, c’est Balla Gaye 2’’ pour clore le sujet.
‘’Moi c’est plutôt Modou Lô’’, avance Pape Malickou Diakhaté, le natif du village de Ouakam qui a eu du mal à se défaire de quelques supporters venus lui témoigner leur affection.APS
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