Santé
Le coin du psychologue
Sida : les pays frontaliers du Sénégal invités à une meilleure articulation de leurs stratégies | Sida : les pays frontaliers du Sénégal invités à une meilleure articulation de leurs stratégies |
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| 19-03-2010 | ||||||||||||||||||||||||||||
La sociologue capverdienne Tatiana Neves a invité jeudi à Cabrousse les autorités des pays partageant avec le Sénégal une frontière, dans sa partie sud, à articuler leur réflexion et leur stratégie pour apporter une réponse au VIH/Sida."Toutes les parties prenantes doivent s’asseoir et élaborer un plan d’action commun pour régler cette question négligée", a confié à l’APS Mme Neves, également consultante du Programme "Verde Fam", une association relais de Enda Santé au Cap-vert. Tatiana Neves participe à un atelier régional ouvert mardi à Cabrousse sur la réponse transfrontalière au VIH/Sida. La rencontre regroupe des participants de cinq pays (Sénégal, Guinée, Gambie, Cap-Vert, Guinée Bissau), sur la prise en charge transfrontalière du VIH/Sida Selon la sociologue, la lutte contre le Sida a connu un "très grand" dynamisme au Cap-Vert depuis 2001, avec la création du Comité national de lutte contre le VIH/Sida, renforcé par l’implication des ONG, de la société civile et des pouvoirs publics de santé. "Donc, la réponse a été plus généraliste et il fallait sensibiliser les populations, parler du Sida et massifier les informations", a-t-elle relevé. Tatiana Neves a noté que de ce point de vue, les autorités capverdiennes ont la claire conscience qu’il faut cibler les informations vers certains groupes plus vulnérables comme les professionnels du sexe, parce que c’est une question qui a besoin d’une réponse plus articulée et plus concertée. Cela dit, le taux de prévalence du Sida reste encore faible (0, 8 pour cent) au Cap-Vert qui peine cependant à sortir de la zone de vulnérabilité, à cause de la pauvreté. "Il faut rester vigilent et insister sur la prévention", a expliqué Tatiana Neves. Il a indiqué que malgré les informations, les populations ne prennent pas en compte toutes les mesures de prévention édictées. Pour elle, le taux de chômage est très élevé et favorise l’exposition à plusieurs risques pour les populations notamment le tourisme sexuel. Tatiana Neves a néanmoins loué la sensibilité affichée par les autorités capverdiennes dans la lutte contre le Sida, en mettant notamment en place un système de vigilance pour les femmes enceintes. "Des enquêtes de séroprévalence ont été diligentées dès l’apparition du premier cas de séropositivité", a fait remarquer la sociologue. "L’Etat, a-t-elle déclaré, travaille sur la prévention de la transmission sexuelle tout en prenant en compte l’aspect clinique de la prise en charge". Mme Neves a aussi fait comprendre que la lutte contre le Sida est devenue multisectorielle et décentralisée, impliquant la participation des services centraux de l’Etat. "La prise en charge est gratuite et toute les personnes qui remplissent les critères de prise en charge sont traitées gratuitement’’, abstraction faite de la nationalité des uns et des autres, a encore dit Tatiana Neves.APS
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