Santé
AWA MARIE COLL SECK RBM : ''malgré la crise financière, le paludisme doit rester une priorité'' | AWA MARIE COLL SECK RBM : ''malgré la crise financière, le paludisme doit rester une priorité'' |
|
|
|
| 29-09-2008 | |||||||
Le paludisme doit rester une priorité pour la communauté internationale, en dépit de la crise économique et financière qui peut faire revenir certains donateurs sur les promesses de financement en faveur de la lutte contre cette maladie responsable, chaque année, de la mort d'un million de personnes surtout en Afrique, a rappelé Awa Marie Coll Seck. La directrice exécutive du Partenariat mondial ‘'Roll Back Malaria'' (Faire reculer le paludisme, en anglais) a dit samedi que ‘'c'est possible'' que la crise économique et financière fasse revenir certains gouvernements sur leurs promesses de financement en faveur de la lutte contre le paludisme. ''Mais ce serait une erreur'', a-t-elle ajouté sur les ondes de Radio France internationale (RFI). Selon l'ancien ministre de la Santé du Sénégal, la communauté internationale doit pouvoir aujourd'hui ‘'se battre sur plusieurs fronts'' et doit faire de la lutte contre le paludisme une priorité, au vu de ‘'tout ce qu'on met dans les guerres'', par exemple. ‘'Je pense que le paludisme particulièrement, qui est un frein au développement des pays, doit pouvoir continuer à être une priorité'', a-t-il dit. Elle a ajouté que le Partenariat mondial dont elle est la directrice exécutive a enregistré, de la part des gouvernants et du secteur privé, des promesses de financement ‘'très importantes'' depuis le lancement de son plan d'action. ‘'Il y a encore des gens qui comprennent qu'il faut encore investir dans la lutte contre la paludisme, malgré la crise économique'', a indiqué Awa Marie Coll Seck, relevant que le plan mis en œuvre par ‘'Roll Back Malaria'' (RBM) ‘'est basé sur un consensus de tous les partenaires dans la lutte contre le paludisme, mais également basé sur des expériences concrètes et des succès qui existent au niveau des pays''. Environ 40 % de la population mondiale, essentiellement dans les pays les plus pauvres du monde, est exposée au paludisme, maladie responsable du décès d'un enfant toutes les 30 secondes. Concernant l'engagement pris par les chefs d'Etat africains de porter à 15 % la part consacrée à la santé dans le budget national, Mme Seck a expliqué que ‘'beaucoup de pays ont progressé'' dans ce sens, partant d'une moyenne de 5-7 % à au moins 10 %, mais ‘'beaucoup beaucoup'' d'autres pays n'ont pas encore atteint l'objectif arrêté. La directrice exécutive du Partenariat mondial ‘'Faire reculer le paludisme'' a par signalé que ‘'le travail est en cours'' s'agissant d'un éventuel vaccin contre le paludisme, avec le soutien de fondations et de pays. Il y a même ‘'à peu près 18 mois, des résultats sont sortis à propos d'un vaccin qui protège 38 % de la population. Ce qui n'est pas suffisant pour un vaccin et donc le travail continue, les équipes se sont multipliées, les partenariats Nord-Sud aussi, avec d'autres pistes aussi pour d'autres types de vaccin'', a-t-elle dit. APS
3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
|||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|