| Mondial 2010. L'Espagne est championne du monde ! |
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| 12-07-2010 | |||||||
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Un baptême attendu Trente-deux ans d’attente, pour les Pays-Bas, depuis la finale perdue face à l’Argentine (3-1, ap); une éternité, tout bonnement, pour l’Espagne, jamais conviée au banquet final… C’est sûrement ce qui explique que le sort de la 19e Coupe du monde ait autant tardé à basculer. Comme en 2006, il aura fallu patienter. En prolongation, l’Espagne fut tout près d’arracher le morceau, plus tôt, sur un départ de Fabregas, qui se fit clouer le bec par Stekelenburg (95’), ou sur un essai de Navas frôlant un poteau (99’). Avant de forcer son destin sur une passe de Fabregas, dont Iniesta fit ses choux gras (116’). Déjà championne d’Europe, la formation de Del Bosque a ajouté le titre de champion du monde. L’arène est pleine! La Roja plus rapide Vu leur penchant, quasi-obsessionnel, pour la possession, il était couru que la Roja confisquerait la balle à son rival. A ce point, sans doute pas. Plus encore que les Allemands, en demi-finale, les Hollandais ont débuté, en courant après un adversaire insaisissable. Et redoutable. D’un réflexe miraculeux, Stekelenburg écarta une tête à bout portant de Sergio Ramos, servi par un coup franc de Xavi (4’). Dans la foulée, le portier néerlandais fut dépanné par Heitinga, sur un nouvel assaut de Ramos (11’). Et une volée de Villa lécha le petit filet (12’)… L’Espagne, finalement gênée aux entournures, n’eut plus autant de latitude, par la suite. Sauf sur une tête plein pot de Ramos, à la réception d’un corner (76’). Des Oranje à pépins Sur un terrain de rugby, quand une équipe se sent inférieure, elle peut toujours s’en remettre aux fondamentaux, en restreignant ses ambitions au défi de la mêlée. Hier soir, il y avait un peu de ça, dans les intentions hollandaises. Dépassés, autant tactiquement que techniquement, les Oranje ont musclé leur jeu. Il est d’ailleurs heureux, pour eux, que la Fifa ait confié cette finale à un citoyen anglais, M. Webb, rompu aux duels de Premier League. Car Van Bommel, taclant Iniesta (22’), et De Jong, séchant Xabi Alonso (28’), passèrent à l’orange, sans mauvais jeu de mots. Eux, au moins virent jaune. Sneijder, lui, le pied essuyé sur Busquets, s’en tira sans sanction… Pas joli, joli, tout ça ! Et les stars, dans tout ça ? Le foot a beau faire la part belle au collectif, il y avait, au moins, un match dans le match, hier, à Johannesburg. A distance, David Villa et Wesley Sneijder se disputaient le titre de meilleur buteur unique du Mondial 2010. L’un, comme l’autre, guettait l’opportunité d’un 6e but. Dans un contexte tendu, voire vicié, difficile de se mettre en évidence. L’Espagnol crut bien parvenir à ses fins, lorsque, sur une percussion de Navas, il fut privé du but par un retour d’Heitinga (69’).
PAYS-BAS - ESPAGNE: 0-1 (0-0) Arbitre: M. Webb (Angleterre). 84 490 spectateurs. BUT. Iniesta (116’). AVERTISSEMENTS. Pays-Bas: Van Persie (15’), Van Bommel (22’), De Jong (28’), Van Bronckhorst (54’), Heitinga (57’, 109’), Robben (84’), Van der Wiel (111’), Mathijsen (116’). Espagne: Puyol (17’), Sergio Ramos (23’), Capdevila (66’), Iniesta (117’), Xavi (119’). EXPULSION. Heitinga (109’). PAYS-BAS. Stekelenburg - Van der Wiel, Heitinga, Mathijsen, Van Bronckhorst (cap) (Braafheid, 105’) - Van Bommel, De Jong (Van der Vaart, 99’) - Robben, Sneijder, Kuyt (Elia, 71’) - Van Persie. Sélectionneur: Bert van Marwijk. ESPAGNE. Casillas (cap) - Sergio Ramos, Puyol, Piqué, Capdevila - Busquets, Xabi Alonso (Fabregas, 86’) - Iniesta, Xavi, Pedro (Navas, 60’) - Villa (F. Torres, 106’). Sélectionneur: Vicente Del Bosque.
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