
Le président de la Fédération internationale des associations d'athlétisme (FIAA), le Sénégalais Lamine Diack, et celui de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA), le Camerounais, Hamad Kalkaba Malboum, prennent part aux travaux qui doivent passer au peigne fin les maux dont souffre l'athlétisme et proposer des rémèdes efficaces.
Plus que les résultats des athlétes sénégalais aux derniers Jeux Olympiques de Pékin, c'est la dégradation continue de l'athlétisme dans ce pays qui inquiéte les responsables.
En effet, alors que le Sénégal avait l'habitude d'envoyer au moins une dizaine d'athlétes aux JO, ils n'étaient que deux à Pékin, qui sont revenus bredouilles.
La seule médaille olympique du Sénégal indépendant reste l'argent remporté en 1988, à Séoul, par Amadou Dia Ba, au 400 m haies, mais les athlétes de ce pays ont toujours fait bonne figure aux JO, atteignant souvent les demi-finales, voire des finales.
Même en Afrique, où il passait pour un leader, le Sénégal est progressivement rentré dans les rangs.
Les participants aux journées de concertation, qui prennent fin samedi, ont posé des diagnostics mettant en cause aussi bien des carences administratives, que l'insuffisance des infrastructures, des cadres techniques et des moyens financiers pour expliquer en partie les causes de la dégradation de l'athlétisme.
Plusieurs autres raisons, comme le recul de la pratique de l'athéltisme dans les écoles, ont également été évoquées.
Les participants feront le point samedi dans un document final qui sera soumis aux autorités gouvernementales.
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