
Le comité d’organisation de la Nuit des arts martiaux regroupé autour du Sensei El Hadji Yatma Lô est à pied d’œuvre pour la 17e édition qui tiendra le 6 décembre prochain au stadium Ndiaye. Face à la presse hier, les organisateurs ont présenté, au siège de la Fédération sénégalaise de karaté le programme qui a été arrêté pour la manifestation sportive qui s’inscrit cette année sous le signe de l’innovation. “Ce sera une édition new-look. Nous allons tendre vers le professionnalisme. C’est-à-dire respect scrupuleux du timing. Nous ne voulons plus terminer le spectacle à 3 heures du matin ou tard dans la nuit. Cela a été le cas lors des éditions précédentes.
Cela doit être aujourd’hui un mauvais souvenir. Car le public est assez hétéroclite composé les enfants et il n’est pas loisible de libérer les enfants à certaines heures“, promet Mamadou Lamine Cissé, trésorier de la Fédération sénégalaise de karaté et membre du comité d’organisation.
Les organisateurs souhaitent en effet relever la nuit en qualité le plateau et en haleine tous les férus des arts martiaux et les faire découvrir les milles et une facette des différentes disciplines de combats qui les composent. Pour se faire, un respect scrupuleux sera observé en ce qui concerne le temps de prestation des 550 personnes issues de 8 disciplines.
En plus du judo présenté par Me Amadou Diop, de l’Aïkido avec la sélection nationale, du taekwondo avec Latif Mbaye, du kung-Fu national, du Viet vo dao avec Maître Abdoulaye Sène et du Kabudo avec Maître Bouna Ndao, place sera également faite au Maître Abdelatif Yactine.
Fort de ses 78 ans, ce pionnier du karaté sénégalais va une fois de plus descendre sur le tartan pour gratifier le public de son “Kata“ qui constituera sans conteste l’un des clous du spectacle.
Mais en dehors de ce parterre de budoka sénégalais, la manifestation va enregistrer la participation de l’association des arts martiaux du Canada, représentée par Me Beaudry, ceinture noire 7e dan. Celui-ci devra apporter la touche internationale que les organisateurs veulent donner progressivement à la Nuit. Le budget prévisionnel a été arrêté à la somme de 10 millions que le comité d’organisation peine encore à boucler. Les sponsors font défaut. Ce qui irrite les organisateurs qui soutiennent avoir fait des pieds et des mains sans pour autant obtenir aucune réponse.
Pourtant admettent-ils, « sans l’argent donc, les sponsors, il sera impossible de développer une quelconque discipline sportive au Sénégal ». À côté des prestations d’arts martiaux, le côté ludique et récréatif sera de mise avec la partition des artistes de la place. Il s’agit de Titi, Philippe Monteiro et Pape Diouf.
Immigration : Les accords signés par le Sénégal avec la France seraient « dangereux »
Le 25 février 2008, Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration et de l’Identité nationale, avait conclu avec le Sénégal un premier « accord de quotas migratoires » - qui est un avenant à l’accord de gestion concertée des flux signé en 2006, avec Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. L’avenant fixe un nombre de cartes de séjour que la France s’engage à accorder en 2008 à des Sénégalais au titre de l’immigration de travail : 200 cartes « compétences et talents », 180 cartes « salariés en mission » et 1 000 cartes « salariés ». L’accord établit aussi une liste de 60 métiers pour lesquels la situation de l’emploi en France ne sera plus opposable aux immigrants.
En contrepartie, le Sénégal s’engage à lutter contre l’immigration illégale, en facilitant le rapatriement de ses émigrés clandestins et en renforçant la surveillance de ses frontières. Les accords et les clauses de réadmission sont des actes par lesquels les Etats signataires s’engagent à réadmettre sur leur territoire leurs ressortissants interpellés en situation irrégulière sur le territoire d’un autre Etat, mais aussi des étrangers ayant transité par leur sol avant d’être interpellés dans un autre Etat.
« Ces accords de réadmission et de gestion concertée des flux migratoires sont dangereux », a affirmé la présidente du réseau d’Ong Migreurop, Claire Rodier, dans un communiqué. « Ils s’inscrivent dans la politique globale menée par l’UE et ses Etats membres pour sous-traiter la gestion des flux migratoires. Ainsi, toute aide au développement, voire toute coopération économique ou commerciale est désormais subordonnée à leur négociation », fait valoir Mme Rodier.
« Ces accords, poursuit le communiqué, menacent les droits fondamentaux des personnes, violent (...) la Convention européenne des droits de l’Homme, ainsi que le principe de non refoulement posé par la Convention de Genève sur les réfugiés », affirme la présidente de Migreurop, selon laquelle « c’est notamment le cas avec les accords bilatéraux de gestion concertée des flux migratoires passés par la France et l’Espagne avec des pays d’Afrique de l’ouest. » Le réseau Migreurop « exige » notamment « l’annulation des accords et de clauses de réadmission », « l’arrêt de toute négociation de ces accords entre l’UE et les pays africains tels que le Mali, l’Algérie et le Maroc ». Plusieurs pays africains ont signé ces accords avec la France. Il s’agit du Sénégal, du Gabon, de la République démocratique du Congo, du Bénin, de la Tunisie, de l’île Maurice et du Cap Vert. Seul le parlement gabonais a ratifié ces accords. Selon le ministère de l’Immigration, trois autres devraient l’être d’ici la fin de l’année. Brice Hortefeux a annoncé lundi dernier que cinq autres accords de ce type doivent être prochainement signés avec le Mali, le Burkina, le Cameroun, l’Egypte et Haïti.
Les négociations avec le Mali ont été les plus difficiles, mais selon le ministère, l’accord serait sur le point d’être finalisé. Il ne resterait plus à régler que la question des retraités maliens dont beaucoup seraient prêts à rentrer au pays à condition de pouvoir toucher leur pension. 120.000 Maliens (dont 50 à 60.000 en situation régulière) vivraient en France
SUD QUOTIDIEN
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