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Coup d'Etat confirmé au Niger: Couvre-feu et fermeture des frontières. Le gouvernement est «dissous» | Coup d'Etat confirmé au Niger: Couvre-feu et fermeture des frontières. Le gouvernement est «dissous» |
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| 19-02-2010 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dernière info: Couvre-feu et fermeture des frontières. Le gouvernement est «dissous». Le président du Niger, Mamadou Tandja, «emmené» vers un lieu inconnu. Le Conseil militaire s'est doté d'un président, Salou Djibo.Un Conseil militaire a annoncé à la radio d'Etat nigérienne la suspension de la Constitution après un coup d'Etat jeudi qui a fait plusieurs morts et blessés, tandis que le président Mamadou Tandja a été «emmené» vers un lieu inconnu, selon des ministres. «Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSDR), dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la Constitution de la sixième république et de dissoudre toutes les institutions qui en sont issues», a annoncé le colonel Goukoye Abdoulkarim sur les ondes de la Voix du Sahel. Le Conseil s'est doté d'un président, selon un communiqué. Il s'agit du chef d'escadron Salou Djibo. «Les insurgés ont nettement pris le dessus» «Ca s'est passé à l'issue d'un conseil des ministres», a indiqué à l'AFP une source diplomatique en fin d'après-midi. «Il y a actuellement une réunion des chefs militaires» à Niamey, a-t-elle ajouté. De son côté, une source diplomatique africaine à Niamey a déclaré à l'AFP que «plusieurs hautes personnalités nigériennes ne sont plus libres de leurs mouvements. Elles ont été arrêtées». «Tandja ferait partie du lot. Les insurgés ont nettement pris le dessus», a-t-elle encore dit. 3 ou 4 soldats tués Selon des ministres nigériens interrogés par l'AFP, «le président Tandja et son aide de camp seraient retenus dans la garnison de Tondibia», située à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Plusieurs ministres seraient quant à eux retenus dans les locaux du Conseil supérieur de la communication, non loin du palais présidentiel, ont-ils ajouté. Des tirs nourris d'armes automatiques ont retenti durant près de 30 minutes ce jeudi à la mi-journée dans la capitale nigérienne, a rapporté un témoin. Selon Radio France internationale (RFI), les tirs auraient débutés vers 13h autour de la présidence et des tirs sporadiques se poursuivent. Toutes les casernes militaires de la capitale étaient en état d'alerte «avec des armes lourdes pré-positionnées devant les bâtiments», selon RFI. Selon des témoins, 3 ou 4 soldats ont été tués. Leurs corps ont été extraits d'un blindé dont le toit a été détruit par un obus et qui était encore stationné ce jeudi après-midi devant un hôpital de Niamey, a constaté un journaliste de l'AFP. «Ca s'est passé devant moi, j'ai vu le missile raser complètement le haut du blindé, trois ou quatre soldats qui étaient à l'intérieur étaient comme déchiquetés et on les a transportés à la morgue» de l'hôpital, a indiqué un vendeur à la sauvette. A la radio, de la musique militaire Un autre blindé était stationné devant l'entrée de l'hôpital national de Niamey, gardé par deux ou trois soldats en armes. De nombreuses personnes étaient rassemblées devant cet établissement situé non loin de la présidence. En face de l'hôpital, le bureau du médiateur national, une institution qui règle des contentieux entre citoyens et institutions du pays, a été visé, a priori par un missile, selon l'AFP. Le portail et un mur ont été endommagés. Aucun signe extérieur d'occupation n'était visible devant le siège de la radio d'Etat Radio Voix du Sahel. Celle-ci a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire. Les ressortissants français invités à rester chez eux La France a demandé à ses ressortissants à Niamey de rester confinés chez eux, selon des sources diplomatiques. Environ 1.500 Français vivent au Niger, et quelque 500 Européens à Niamey. Beaucoup de Français installés dans le pays travaillent pour le groupe nucléaire français Areva, implanté au Niger pour l'exploitation des mines d'uranium, dont le pays est le troisième producteur mondial. Selon une source diplomatique française, qui avance que la garde présidentielle a pris part à cette tentative de coup d'Etat, les dissensions au sein de l'armée étaient connues. «On savait qu'une partie de l'armée désapprouvait Tandja et son coup de force constitutionnel, on pensait jusque là cette partie très minoritaire. Il y a tradition de coup d'Etat dans ce pays, mais on ne pensait pas que ça viendrait aussi vite», a-t-elle ajouté. Après dix ans de pouvoir, Mamadou Tandja avait dissous l'année dernière le parlement et la cour constitutionnelle et obtenu une prolongation controversée de son mandat pour au moins trois ans à l'issue d'un référendum en août. L'opposition, qui avait boycotté cette consultation ainsi que des législatives controversées en octobre, avait dénoncé un coup d'Etat et la communauté internationale a condamné les agissements du président. L'Union européenne a suspendu son aide. Condamnations unanimes Le Commissaire à la paix et la sécurité de l'Union africaine (UA), Ramtane Lamamra, a rappelé que «l'UA condamne l'usage de la violence pour tout changement de pouvoir politique, pour le Niger comme pour les autres pays». La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a également «condamné une fois de plus tous les actes destinés à parvenir ou à se maintenir au pouvoir par des moyens non constitutionnels».WebNews
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