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Les principaux responsables présents au sommet de l'Union africaine (UA), à Kampala, ont condamné dimanche les méthodes du groupe islamiste somalien Al Chabaab, tout en évoquant un éventuel élargissement du mandat de la force de paix déployée en Somalie (Amisom).
Chefs d'Etats et délégués à l'ouverture du sommet de l'Union africaine, dimanche en Ouganda. Les principaux responsables présents au sommet de l'UA, à Kampala, ont condamné les méthodes du groupe islamiste somalien Al Chabaab, tout en évoquant un éventuel élargissement du mandat de la force de paix déployée en Somalie (Amisom). (Reuters/James Akena)
Réunis dans la capitale ougandaise encore meurtrie par le double attentat qui a fait 76 morts dans un club et dans un restaurant au début du mois, revendiqué par Al Chabaab, les dirigeants de l'UA ont placé la Somalie au coeur de leurs discussions, pour tenter de mettre fin aux violences qui agitent le pays depuis plusieurs années.
Le débat entre la trentaine de dirigeants africains réunis en Ouganda porte essentiellement sur la nature du mandat de l'Amisom et sur les moyens qui lui sont conférés pour lutter aux côtés des forces gouvernementales somaliennes contre Al Chabaab.
Sur ce sujet, des membres de délégations nationales ont indiqué à Reuters que les effectifs de la force de paix déployée par l'UA pourraient passer de 6.300 soldats actuellement à 8.100. Une autre hypothèse, plus probable, serait d'élargir le mandat de l'Amisom, en permettant à ses membres de lutter directement contre les rebelles, sans avoir besoin d'être attaqués pour ouvrir le feu.
Le président de la commission de l'UA, qui a qualifié les attentats menés par les insurgés islamistes d'"ignobles", a laissé entendre dimanche que l'organisation continentale était prête à renforcer son dispositif de maintien de la paix en Somalie.
"La commission prépare déjà les prochaines phases du développement de l'Amisom sur la base d'un mandat élargi, d'un renforcement du champ d'action des troupes et d'un équipement adéquat", a-t-il dit.
Al Chabaab, qui a fait allégeance à Al Qaïda, a expliqué que les attentats de Kampala avaient pour objet de venger la mort de civils somaliens tués par les "casques verts" de l'Amisom.
L'Ouganda forme, avec le Burundi, l'ossature de cette force, mal équipée et en sous-effectifs.
Les Etats de la région, regroupés au sein de l'Igad, se sont récemment engagés à dépêcher 2.000 hommes supplémentaires en Somalie d'ici la mi-août.
Jeremy Clarke et Barry Malone, Olivier Guillemain pour le service français
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