
Très vite, la diplomatie s'en mêle : le porte-parole du gouvernement déconseille "fortement" au rallye d'aller en Mauritanie. Puis c'est au tour du ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner de monter au créneau. La mort dans l'âme, à la veille du départ, les organisateurs décident d'annuler purement et simplement l'épreuve, laissant à quai 2500 participants provenant de 50 pays. (lire l'article : "Il n'y a pas de Dakar 2008")
Les conséquences : le déficit en termes d'image est énorme. Mais les enjeux financiers sont également très présents : les organisateurs ont chiffré à 15 millions d'euros le déficit, soit un peu plus que le budget de l'épreuve, compris entre 14 et 15 millions cette année hors coût de production TV. Pour compenser les lésés de 2008, les organisateurs leur ont donné la priorité d'inscription cette année. Et ils ont aussi offert à tous les véhicules des participants la traversée de l'Atlantique en bateau, bien plus coûteuse que celle de la Méditerranée.
Et maintenant ? La question est maintenant de savoir si le Dakar retrouvera son continent historique, dès l'an prochain. "L'actualité africaine est malheureusement terriblement dramatique. Année après année, le territoire d'expression du Dakar s'est réduit. L'Algérie est fermé depuis 1993, le Niger est fermé... Alors on verra", regrette Etienne Lavigne (photo), le directeur de l'épreuve.
Antoine Bayet
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