De 40 milliards, Dubaï Ports World Dakar est passé à 70 milliards Fcfa d’investissements, soit 35 milliards de plus de son engagement initial avec le gouvernement du Sénégal. Une performance saluée par le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures Karim Wade pour qui, le port de Dakar est aujourd’hui devenu « l’un des plus modernes en Afrique de l’Ouest ».
La crise mondiale n’y a rien fait. Dubaï Ports World Dakar (Dp World) a respecté les engagements qu’il avait pris envers les autorités sénégalaises. Si au départ, cette firme mondiale d’infrastructures portuaires avait promis d’injecter 40 milliards Fcfa pour l’acquisition de nouveaux équipements au port de Dakar, aujourd’hui, DP World a fait plus. Une performance saluée, hier, par le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire et des Transports aériens. « Aujourd’hui, Dubaï a réalisé un investissement de près de 70 milliards Fcfa qui dépasse de 30%, à savoir 35 milliards Fcfa, l’investissement initial qu’il devait réaliser », a affirmé Karim Wade. En visite hier au port, en compagnie de son homologue de l’Economie maritime, Koureychi Thiam, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux du terminal à conteneurs M. Wade d’ajouter qu’en dépit de la crise mondiale qui ne l’a pas épargné, il n’y a pas eu d’impact sur les investissements de DP World Dakar. La firme a repris l’ensemble du personnel qui travaillait sur le terminal à conteneurs et les effectifs ont même été doublés. Alors qu’avec la formation, les manutentionnaires sénégalais bénéficient maintenant d’un niveau d’expertise « mondialement reconnue ».
Karim Wade a ainsi magnifié « le partenariat concret » entre le gouvernement du Sénégal et l’un des plus grands opérateurs portuaires mondial qui s’est traduit aujourd’hui par l’émergence d’un nouveau port sur la côte dakaroise. « Le port de Dakar a rattrapé 30 ans de retard et s’est hissé au niveau des ports les plus modernes d’Afrique de l’Ouest entre Tanger et Cap Town », a-t-il déclaré ajoutant qu’il a même dépassé le port d’Abidjan, en terme d’équipements. Ces équipements, ce sont en effet la nouvelle gare maritime internationale récemment inaugurée par le chef de l’Etat, le terminal à conteneurs, la plateforme de distribution, ainsi que ses quatre portiques pouvant décharger les conteneurs en un temps record. Bara Sady, le directeur général du Port de Dakar, souligne l’importance de ces nouvelles infrastructures. « Ce qui est déjà en place et qui est opérationnel, permet de tourner à 45-50 mouvements, mais avec ces portiques, il y aura un gain de 30 à 40% de plus, ce qui est extrêmement important pour la durée de séjour des navires. Egalement en termes d’enlèvement des conteneurs, on fait partie des meilleurs ports au monde », a souligné Bara Sady ajoutant que ces quatre portiques vont être accompagnées de 10 charriots cavaliers.
50 conteneurs/heure
La vitesse des déchargements qui était de 17 conteneurs/heure est portée à 50 conteneurs/heure, faisant ainsi gagner le Port de Dakar des rotations supplémentaires de déchargement et donc de coût. Pour Karim Wade, cette nouvelle configuration du Port de Dakar place le Sénégal parmi les références en termes de manutention et d’activités maritimes. « Dakar est devenu une référence mondiale puisque non seulement nous répondons à l’ensemble des normes Iso (28 000, Isps), mais je crois que les bateaux attendent en moyenne 15 minutes contre plusieurs heures voire plusieurs jours à l’époque. Donc, on peut se féliciter de voir comment, en si peu de temps, la configuration et la performance du port de Dakar ont changé », a ajouté le ministre d’Etat, ministre des Infrastructures. Ce nouveau port de Dakar jouera également un rôle d’intégration entre le Sénégal et ses voisins comme le Mali et le Burkina Faso. A cet effet, a rappelé Karim Wade, le port sera « un élément important dans le projet de corridor que nous sommes en train de mettre en place ». Et le ministre d’Etat d’annoncer que ce port maritime de Dakar va être relayé par d’autres ports secs qui seront installés à Kaolack, à Tambacounda, à la frontière malienne et à Bamako.Le Soleil
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