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Johannesburg (Afrique du Sud) : Un vent de fraîcheur et de renouveau flotte sur le premier Mondial en terre africaine depuis que l’affiche de la finale de dimanche au Soccer City Stadium de Johannesburg est connue. Pays-Bas-Espagne ! Ça nous change des Brésil - un tel, des Allemagne - tel autre et des Italie - un autre. Alors juste un vent passager, une brise rafraîchissante ou un ouragan qui durerait plus longtemps et dévasterait tout sur son passage ? Trop tôt pour tirer des conclusions. Les traditionnels « grands » ont fait long feu : la France et l’Italie ont calé dès le premier tour ; l’Angleterre et à un degré moindre le Portugal n’ont pas survécu aux huitièmes de finale ; le Brésil et l’Argentine sont retournés en Amérique du Sud juste après les quarts ; et l’Allemagne n’a pas survécu aux demi-finales ! Arrêtez le massacre...
L’Uruguay, vainqueur chez lui du premier Mondial jamais disputé, en 1930, puis de celui de 1950 au Brésil, aurait encore pu être là, à attendre la finale d’après-demain. Mais les Pays-Bas en ont décidé autrement. C’est vrai qu’on n’attendait pas les Bataves à pareille fête. Collectivement, ces « Oranje »-ci n’ont pas la brillance de leurs devanciers, finalistes malheureux des Coupes du monde 1974 et 1978 et vainqueurs de l’Euro 1988. Mais, ils peuvent compter sur une belle solidité défensive (encore que leur gardien Stekelenburg n’est pas une assurance tous risques ; et surtout sur des attaquants et milieux offensifs habiles et rusés (Sneijder auteur de 5 buts, Robben, Van Persie, Huntelaar, etc.). Ce qui en fait un ensemble compact sur lequel tous ceux qui se sont frottés se sont cassés les dents, depuis les éliminatoires de ce Mondial. Les Hollandais ont affiché un impressionnant carton plein depuis plusieurs mois. Et l’on comprend mieux maintenant pourquoi leur coach Van Marwijk croyait fermement en les chances de son équipe de s’imposer en Afrique du Sud. Quand il le rappelle désormais, il ne déclenche plus de sourires polis voire moqueurs. C’est totalement du domaine du possible.
Mais les Espagnols, ses adversaires de la finale de dimanche, entendront cette histoire d’une autre oreille. Champions d’Europe en titre, ils sont convaincus que le moment est venu pour eux de monter sur le toit du monde. Ce ne serait que la continuation logique de leur perf d’il y a deux ans en suisse et en Autriche. Ce serait également la récompense pour des joueurs qui, en clubs, au Real Madrid et surtout au Fc Barcelone principalement, fréquentent depuis des années le plus haut niveau européen et mondial donc ; puisque ce Mondial sud africain a prouvé que « la bonne vieille Europe » ne s’est pas fait larguer par l’Amérique latine. Elle fera sacrer après-demain un de ses représentants et pourrait même, dès demain, s’approprier toutes les trois places du podium final si l’Allemagne venait à battre l’Uruguay lors du match de classement. L’Europe ne s’est donc pas fossilisée. Elle a même une belle capacité à résister et à perpétuer sa puissance. A travers les Pays-Bas ou l’Espagne ? Peu importe...
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