Afrique-Maghreb
A la une
Les établissements privés d’enseignement supérieur invités à s’ajuster | Les établissements privés d’enseignement supérieur invités à s’ajuster |
|
|
|
| 21-06-2010 | ||||||||||||||
L’assemblée générale du Collectif des établissements privés d’enseignement supérieur s’est ouverte samedi à Dakar dans une perspective "d’interrogations, d’ajustements et surtout de projets requérant un engagement volontariste, un surcroît d’imagination et de solidarité, en plus d’une réelle capacité de prospective."Mamadou Gningue, le président du CEFES qui délivrait un discours bilan après 2 ans passé à la tête du Collectif, a assuré que pour jouer pleinement leur rôle, il est attendu de leur part des "ajustements et adaptations en profondeur requis par l’évolution de l’enseignement supérieur." A cet égard, il est urgent selon lui de "signer le décret d’application de la loi 94 relative à l’enseignement supérieur et de définir une politique de subventions de nature à renforcer le partenariat Etat/Cefes et de faire jouer au privé sa véritable mission de service public dans le secteur de l’éducation et de la formation." Il s’agit aussi pour M. Gningue de procéder à l’allocation de réserves foncières pour juguler la pression insoutenable des charges locatives des établissements privés. Le président sortant du Cefes a aussi plaidé pour une politique fiscale avantageuse au profit des structures privées qui étouffent sous le fardeau fiscal. Cela, dans le but de "mutualiser nos ressources pour disposer de caution et de garantie auprès des bailleurs de fonds." "Sous l’égide de la Banque mondiale, notamment de sa filiale privée, la Société financière internationale, des mécanismes de financement doivent être proposés aux établissements privés du supérieur pour un appui direct", a-t-il précisé. Pour Mamadou Gningue, "une véritable politique de promotion de l’enseignement supérieur doit être la nouvelle citoyenneté des banques engagées auprès des acteurs". "L’investissement sur les ressources humaines n’est ni obsolète, ni perdu et pourvoit l’économie en valeur ajoutée et créative inestimable", a-t-il déclaré, en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur. Le président sortant s’est dit convaincu que plus un peuple est engagé dans la recherche et l’enseignement supérieur, plus les chances de développement économique sont assurées. Pour le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur Joseph Ndiaye, les autorités en charge de l’enseignement supérieur, marqueront un intérêt majeur et sans cesse renouvelé au pôle privé, une "composante essentielle et à part entière du dispositif national d’enseignement". Il a souhaité que le public et le privé puissent assumer ensemble le destin de l’enseignement supérieur, énumérant un certain nombre de défis comme l’élargissement de l’accès, l’assurance qualité, le basculement dans le système Licence, Master doctorat (LMD) et l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le Développement (OMD). Avant l’entame des travaux pour le renouvellement du Bureau du Collectif qui s’est mué en Conférence, le Professeur Momar Marème Dieng a délivré à l’assistance un exposé sur "les défis de l’enseignement supérieur face à la mondialisation", avec la contribution du professeur Sakhir Thiam, président de l’Université Dakar-Bourguiba. APS
3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved." |
||||||||||||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|