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Le Premier ministre prône une "mobilisation accrue" en faveur de l’éducation des filles | Le Premier ministre prône une "mobilisation accrue" en faveur de l’éducation des filles |
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| 18-05-2010 | |||||||||||||||||||||
Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a appelé, lundi à Dakar, la communauté internationale à se mobiliser davantage en faveur de l’éducation des filles, seul gage, selon lui, de l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et d’une qualité de l’éducation pour tous à l’horizon 2015.Présidant l’ouverture, le même jour, de la Conférence internationale sur l’éducation des filles, Souleymane Ndéné Ndiaye a indiqué que l’éducation des filles reste toujours un défi majeur pour l’Afrique subsaharienne où l’indice de parité moyen du taux d’achèvement des filles sur celui des garçons reste toujours faible. "Dans beaucoup de pays, les résultats scolaires des filles restent inférieurs à celui des garçons, notamment dans les filières scientifiques’", a noté le chef du gouvernement sénégalais. Pourtant, en 2000, lors du Forum mondial de l’éducation pour tous tenu à Dakar, 164 gouvernements, 35 institutions internationales et 127 ONG avait adopté le cadre d’action de Dakar et promis de remobiliser les ressources et les efforts nécessaires pour réaliser un système complet et inclusif d’éducation de qualité pour tous, a-t-il rappelé. Partant de ce constat que 55 pour cent des personnes n’ayant jamais eu accès à l’école sont des femmes, l’ONU a lancé en 2000 "The United Nations Girls Education Initiative", a-t-il encore rappelé. Depuis lors, les gouvernements et organisations ont déployé des efforts importants pour mettre en oeuvre les recommandations de Dakar, a soutenu Souleymane Ndéné Ndiaye. ’’Dans le contexte de nos pays, le Premier ministre a fait observer que les filles sont souvent confrontées à des problèmes liés à la pauvreté, aux grossesses indésirées, aux mariages précoces et sont les premières victimes des conflits armées’’. Dans son discours, le secrétaire exécutif de l’Unicef, Anthony Lake, a appelé les gouvernants à investir plus dans l’éducation des filles pour amener "un effet de ruissellement sur toute la société". "Eduquer une fille, c’est éduquer une famille, une nation, c’est réduire les disparités de sexe dans l’éducation pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement", a-t-il déclaré. Devant une vingtaine de délégations africaines et d’autres participants venus de divers horizons, il a souhaité que les actions de tous parviennent un jour à l’égalité des chances dans le domaine de l’éducation sans discrimination de sexes. C’est pourquoi, il a souhaité que la mobilisation de tous puisse amener à faire qu’UNGEI (Initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles) n’ait plus sa raison d’être. La conférence, qui prend fin jeudi, va faire le point sur les avancées obtenues en matière d’éducation des filles depuis 2000.
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