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Accueil arrow Afrique-Maghreb arrow A la une arrow La situation de l’agriculture est le résultat d’un sous investissement massif (expert)
La situation de l’agriculture est le résultat d’un sous investissement massif (expert) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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10-02-2010
agriculture2.jpgLe commissaire de la CEDEAO chargé de l’agriculture et de l’environnement, Ousseynou Salifou, a soutenu mardi à Dakar que la situation de l’agriculture en Afrique est le résultat d’un ‘’sous investissement massif’’, relevant sa faiblesse dans les politiques des Etats africains.

‘’La situation de l’agriculture est le résultat d’un sous investissement massif. Nous ne lui avons pas accordé une grande importance dans nos politiques ‘’, a-t-il regretté.

M. Salifou s’adressait à la presse en marge de la table ronde sur le financement du Programme national d’investissement agricole (PNIA), une initiative de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine pour la période 2005-2010.

Selon le commissaire de la CEDEAO, ‘’les 10 pour cent des budgets consacrés à l’agriculteur sont mineurs, mais c’est une première étape’’ pour aller à l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

‘’Il faut repenser nos politiques nationales agricoles pour régler le problème de l’autosuffisance alimentaire. La crise alimentaire de 2007 nous a rappelé à nos priorités’’, a ajouté M. Salifou.

Il a souligné qu’aucun pays de la région ne peut relever ce défi, et a invité à ‘’se mettre ensemble pour exploiter nos potentialités agricoles’’.

Le commissaire de la CEDEAO chargé de l’agriculture et de l’environnement a ajouté : ‘’nous ne pouvons pas réaliser ces objectifs sans une bonne gouvernance de nos ressources’’.

Pour sa part, le représentant de l’Union africaine, Ousmane Djibo, a affirmé que la crise alimentaire de 2007 ‘’a été salutaire pour les pays africains’’.

‘’Les producteurs sont désormais associés aux prises de décisions et les acteurs non étatiques ne sont plus considérés comme des obstacles au développement’’, a-t-il indiqué.

Le PNIA est articulé autour de six thèmes : amélioration de la gestion de l’eau, développement durable des exploitations agricoles, gestion améliorée des autres ressources naturelles, développement des filières agricoles et promotion des marches, prévention et gestion des crises alimentaires et autres calamités naturelles, renforcement institutionnel.

Le PNIA est estimé à 2015,6 milliards de francs CFA avec un engagement de l’Etat de 767,7 milliards, soit 38 pour cent du montant total.

Le gap à rechercher s’élève à 1.261,2 milliards de francs CFA. Pour le secteur agricole, le financement global est de 1.441,3 milliards de FCFA. L’Etat participe à hauteur de 606,1 milliards, soit 42 pour cent du total. Le gap recherché s’élève à 835,2 milliards.(APS) -
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