|
LIGNE DE FOND BAFANA-BAFANA sur la corde raide |
|
|
|
|
18-06-2010 |
Touchés mais pas encore coulés. Malgré la raclée subie hier (3 buts à 0) les « Bafana Bafana » gardent, au plan comptable, des chances, très minces, il faut en convenir, de disputer les huitièmes de finale d’une Coupe du monde jouée à domicile. Il faudra en effet un exceptionnel concours de circonstances pour voir l’équipe sud africaine emprunter le chemin qui mène au deuxième tour. Un nul des vice-champions du monde aujourd’hui, une défaite du Mexique ou un nul dans sa confrontation contre l’Uruguay et un gain de trois points mardi 22 juin et l’élimination des « Bafana Bafana » peut être évitée. Dans l’histoire du Mondial de football, l’équipe nationale d’un pays organisateur n’a jamais été recalée au terme de la phase de poule .
La première sortie avait fait naître l’espoir d’une participation honorable. Le révélateur uruguayen a permis de constater à quel point les carences des « Bafana Bafana » sont criardes. Ce n’est du reste pas un hasard si la formation coachée par Carlos Alberto Parreira était absente de la dernière Coupe d’Afrique des nations (Can). Aux limites des joueurs à élever le niveau de jeu sont venus s’ajouter des erreurs de placement, des difficultés à faire monter leur bloc-équipe pour contenir la « Celeste », un espacement des lignes ouvrant ainsi des boulevards au leader technique uruguayen Diégo Forlan, très entreprenant, à la manœuvre sur pratiquement toutes les attaques.
Rarement inquiétée, la « Celeste » réputée frileuse, ultra défensive a non seulement affiché un visage offensif, mais soigné son goal différence (+3) avant de jouer le Mexique. Défaite très lourde de conséquences pour les « Bafana Bafana » qui devront aussi faire sans le gardien titulaire Itumeleng Khune et Kagisho Dikgacoi pour cumul de cartons de…
Des « Super eagles » du Nigéria, on attend qu’ils donnent aujourd’hui le signal du sursaut. Une deuxième défaite et cette équipe qui doit pouvoir rivaliser avec les plus grosses cylindrées mais rate souvent ces rendez-vous, fera ses adieux à la compétition. Pour l’heure, seuls les « Black stars » du Ghana et les « Eléphants » de Côte d’Ivoire sont dans le tempo, donnent des raisons d’espérer. C’est peu pour un continent qui aspire à jouer les premiers rôles dans un tournoi final qui s’annonce très ouvert. Des surprises, il y en a eu moins d’une semaine avant le coup d’envoi avec la sortie ratée de l’Espagne championne d’Europe en titre, citée parmi les grands favoris, le nul arraché par l’Italie tenante du titre. Tant mieux ! Sud Quotidien
|