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Les lauréats de l’édition 2010 du grand prix du Président de la République pour les sciences recevront 100 millions de francs CFA dont 50 millions au principal récipiendaire, le professeur Souleymane Mboup, primé pour ses travaux sur le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose, a annoncé mercredi le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade.
Selon le président Wade, 25 millions de francs CFA iront à Salimata Wade, qui a remporté le prix d’encouragement, et 25 autres au professeur Mohamadou Guélaye Sall, pour ses travaux sur la malnutrition protèino-énergétique (MPE). M. Sall a reçu le deuxième prix d’encouragement.
Me Wade s’exprimait à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du grand prix du président de la République pour les sciences, organisée au Théâtre national Daniel Sorano.
Les travaux de M. Mboup, enseignant à la Faculté de médecine, pharmacie et d’odontostomatologie de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, portent sur les trois maladies les plus mortelles en Afrique, à savoir le Sida, la tuberculose et le paludisme, a souligné le président du jury national Ousaynou Dia.
‘’Aujourd’hui, le Sénégal est cité en exemple dans la lutte contre ces trois maladies, après avoir été placé pendant longtemps parmi les tout premiers pays à démontrer la possibilité de lutter efficacement contre le Sida’’, a-t-il indiqué.
M. Dia a ajouté que ‘’la qualité scientifique, l’impact social, la rentabilité économique et technologique ainsi que les stades de développement de ces résultats de recherche s’inscrivent dans les objectifs du Grand prix du Président de la République pour les sciences.’’
Salimata Wade, spécialiste de biologie animale et enseignante à la Faculté des sciences et techniques, a reçu le premier prix d’encouragement pour ses travaux portant sur la lutte contre la malnutrition au Sénégal.
Mohamadou Guélaye Sall, enseignant à la Faculté de médecine, pharmacie et d’odontostomatologie a reçu le deuxième prix d’encouragement pour ses travaux sur la malnutrition protéïno-énergétique (MPE).
Pour M. Dia, au Sénégal comme dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne, ’’la malnutrition demeure encore un problème de santé publique et développement.’’
En plus des problèmes liés à la malnutrition par carence, il a relevé que le Sénégal est confronté à l’émergence de maladies chroniques liées à la charge pondérale et à l’obésité.
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