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Dakar et Saint-Louis concentrent 71% des daaras (rapport) | Dakar et Saint-Louis concentrent 71% des daaras (rapport) |
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| 12-03-2010 | |||||||||||||||||||||
Les villes de Dakar et de Saint-Louis abritent du fait des opportunités qu’elles offrent le plus grand nombre de daaras (écoles coraniques) au Sénégal, avec respectivement 35% et 36 % du pourcentage national concernant ces établissements.L’effectif dans ces daaras tourne autour de ’’68.434 enfants dont 19.462 filles’’, indique le rapport final de l’étude sur la situation des enfants vulnérables dans les structures d’accueil, les structures de formation, les daaras, la rue présenté jeudi à Dakar. Cette étude menée par le cabinet Emergence Consulting signale ’’la grande disparité’’ existant entre ces établissements. Il y a ceux qui se livrent à la mendicité et sont ‘’relativement ouverts à une insertion d’un programme public compatible à l’emploi du temps réservé aux études coraniques’’ et ceux qui s’adonnent plus à la mendicité et sont ‘’plus sceptiques à l’insertion de programmes d’enseignement’’. Il y a aussi les ’’daaras nanties (ou modernes) ne se livrant pas à la mendicité, acceptant les programmes d’enseignement public et les daaras n’accueillant que des externes qui ne font pas de la mendicité et sont très ouvertes à l’enseignement public’’. ‘’Le type d’habitat, l’accès à l’eau, à la santé constituent un bon facteur de vulnérabilité’’, indique l’étude qui classe par ordre d’importance ’’les classes en dur (environ 37% des daaras), les classes en zinc (15%) contre 20% pour les classes faites en paille’’. Les acteurs rencontrés, au cours de cette enquête, ’’jugent différemment les conditions de vie des enfants talibés, dures pour certains et excellentes pour d’autres’’. Mais il est ressorti de ce rapport, commandité par le projet USAID/Education de base (USAID/EDB) que le phénomène des enfants de la rue est devenu un phénomène social qui touche ’’plusieurs profils d’enfants’’. Il s’agit ’’des talibés contraints à la mendicité pour chercher des moyens de subsistance, des enfants ayant fui le domicile conjugal ou leur daara, des enfants accompagnant leurs parents mendiants et des enfants travailleurs’’. Le secteur des enfants vulnérables n’est pas encore bien ’’cerné sur le plan statistique’’, renseigne le rapport. Il préconise ainsi de ’’déterminer avec exactitude leur répartition, l’ampleur du phénomène selon les localités, la présence des structures de prise en charge et les conditions de travail, les résultats déjà obtenus’’. Les décideurs et autres autorités académiques pourraient ainsi disposer de toutes ces informations en vue d’’’une meilleure coordination des interventions et d’une plus grande efficacité dans la mise en œuvre des politiques et programmes’’ en faveur de ces enfants. C’est dans ce cadre que le projet USAID/EDB a confié au cabinet Emergence la réalisation de l’étude de la situation de référence des structures d’accueil, des structures de formation, des daaras, des enfants de la rue, des talibés, des associations de maîtres coraniques et d’autres acteurs dans les régions de Dakar, de Saint-Louis, de Louga et de Matam. Ce projet intervient dans le contexte de mise en œuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) et des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il prend en charge le volet enfance en mettant l’accent sur la généralisation de l’enseignement d’ici 2010, l’amélioration de l’accès et du maintien des filles à l’école, la mise en œuvre et l’amélioration de la protection et l’éducation des tout-petits notamment les enfants vulnérables en milieux défavorisés des villes et des campagnes.APS
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