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DAKAR 2011- Amérique ou Afrique, le suspense... | DAKAR 2011- Amérique ou Afrique, le suspense... |
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| 08-02-2010 | ||||||||||||||
Les dunes d’Atacama ou celles de Tunisie, les pyramides d’Egypte ou la Patagonie, le suspense continue pour le Dakar. Le directeur d’Amaury Sport Organisation a maintenant reçu la confirmation que Sebastián Piñera souhaite voir le Chili accueillir de nouveau la course en 2011, et doit le rencontrer très prochainementLe suspense continue entre l’Amérique du Sud et l’Afrique pour l’édition 2011 du Dakar. Malgré deux ans passés en Argentine et au Chili, Amaury Sport Organisation (ASO), les producteurs de l’épreuve, aimerait bien retourner en Afrique, où la course de 2008 avait été annulée précipitamment pour cause de menace terroriste en Mauritanie. Et ce n’est pas les candidats qui manquent : La Libye, l’Egypte et la Tunisie seraient aussi sur les rangs, alors qu’en Amérique Latine, l’Argentine et le Chili ont déjà formulé des propositions officielles. Le nouveau président chilien Sebastián Piñera, a lui récemment affirmé sa volonté d’accueillir de nouveau la course. En janvier, la course a traversé de magnifiques paysages argentins et chiliens, accompagnée de plus de 3,6 millions de spectateurs sur le bord de la route, qui se déclarent tous fans de mécanique. La couverture audiovisuelle a également été beaucoup plus importante : 2,2 milliards de téléspectateurs sur les 1.130 heures d’émission TV, contre seulement 634 heures deux ans auparavant, en Afrique. Un problème avant tout économique Malgré ce succès, nombre de participants amateurs de la course préféreraient retourner en Afrique pour une question d’argent. En Amérique Latine, les subventions sont en grande partie publiques, mais les coûts d’organisation y sont bien plus élevés. Ce sont donc sept milliards de dollars qu’ASO demande au Chili et à l’Argentine pour 2011, c'est-à-dire un milliard de plus chacun par rapport à l’année dernière, pour couvrir les frais d’inscription des concurrents amateurs. Pour Volkswagen, un des actionnaires d’ASO, c’est différent : ses intérêts commerciaux se trouvent en Amérique Latine. La sécurité contre la difficulté De plus, nombre de pilotes expérimentés ont trouvé les étapes du Dakar 2010 trop faciles : "Si j'ai un choix, sans penser aux problèmes géopolitiques, ce serait un Dakar traditionnel avec des étapes très dures en Mauritanie. C'est ce que je préfère", affirme Stéphane Peterhansel, le seul à avoir déjà gagné une étape dans deux disciplines, auto et moto. Mais les organisateurs soulèvent également le problème de la sécurité. Le Mali, le Niger ou la Mauritanie sont "infréquentables", selon Etienne Lavigne. Sans compter que le Sud de l’Afrique est entrecoupé d’espaces naturels protégés que la course ne peut pas traverser. Il ne reste donc que la possibilité de l’Afrique de l’Est, moins spectaculaire. "Ce qui est sûr, souligne le directeur, c'est que si on va en Afrique l'année prochaine, on reviendra ici. Et que si on reste ici l'année prochaine, on reviendra en Afrique plus tard. Le Dakar est un événement nomade par définition". Mathilde Nicolaï (www.lepetitjournal.com Santiago)
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