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Alger et Dakar souffrent de la même insuffisance d’aires de jeu | Alger et Dakar souffrent de la même insuffisance d’aires de jeu |
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| 31-05-2010 | ||||||||||||||
Les clubs des capitales du Sénégal et de l’Algérie vivent les mêmes difficultés d’accès aux infrastructures sportives avec un nombre pléthorique de club pour peu de stades fonctionnels.Dans un dossier publié dans le numéro de mardi dernier (3346) de France football, on apprend que la capitale algérienne compte huit clubs partagés entre les Ligues 1 et 2. C’est de très loin inférieur au nombre de clubs de la capitale sénégalaise et de sa banlieue qui se chiffre à 12 clubs pour la seule ligue 1 (HLM, RS Yoff, Guédiawaye, Pikine, Ouakam, Jeanne d’Arc, Dakar université club, Jaraaf, Gorée, Douanes, Port et Niary Tally). Mais dans les deux capitales, les clubs ont les mêmes problèmes pour trouver des terrains pour s’entraîner et pour jouer, aucun des clubs d’élite dans ces deux pays, ne disposent de ses propres infrastructures sportives. Pour le président de l’USM Alger, Saïd Alik son club a les mêmes créneaux qu’un club de Division d’honneur en France avec un entraînement calé entre 10h 30 et 12h. ‘’En 2002, la veille de notre demi-finale de ligue des champions contre l’Espérance, on s’est entraîné sur un demi terrain. Sur l’autre moitié, il y avait une équipe de 6-ème division’’, rappelle le président du club algérois. Depuis 1962, un seul stade a été édifié dans la capitale algérienne, souligne la publication spécialisée française. Au Sénégal, après Demba Diop en 1963, l’Etat a construit avec la coopération chinoise, le stade Léopold Sédar Senghor qui a ouvert ses portes en 1986. Ancien milieu de terrain du FC Nantes (France), Fodil Hadjadj parlant du Mouloudia, champion d’Afrique en 1976 et qui recrute ses supporters sur l’ensemble du territoire algérien, doit disposer de son propre terrain pour redevenir un grand club africain. Au cours d’un séminaire organisé récemment à Dakar par la FIFA, les experts avaient pointé du doigt le très grand nombre de clubs dans la capitale. Ils avaient suggéré la délocalisation de certains clubs dakarois vers la banlieue proche en accord avec l’Etat pour la construction des infrastructures sportives. Au milieu des années 2000, l’AS Douanes, avait tenté cette expérience en recevant ses matchs au stade Galandou Diouf de Rufisque. Elle s’est exilée en début de la présente saison à Alassane Djigo de Pikine avant de revenir depuis quelques au stade Demba Diop. Des dirigeants sénégalais comme le Directeur général de Gorée, Alioune Ndiaye a laissé entendre que la fusion pourrait être une solution faisant allusion au projet maintes fois agitée de l’entente les clubs de l’US Gorée et du Port autonome de Dakar. En attendant qu’une solution soit trouvée, à Alger comme à Dakar, l’absence d’aires de jeu est un véritable frein au développement du football et certains clubs et des structures de formation flairent le bon coup en investissant sur ce créneau. Les terrains de Diambars et de l’Olympique de Ngor accueillent plusieurs clubs et des sélections nationales pour des séances d’entraînement. Les Lions du Sénégal ont pendant longtemps squatté l’aire de jeu de la base aérienne française de Ouakam pour la préparation de ses rendez-vous internationaux. L’Algérie participera, à partir du 11 juin prochain, à sa 3-ème phase finale de Coupe du monde, après celles de 1982 et 1986. Le Sénégal, lui, a égalé en 2002 la performance du Cameroun en devenant la seconde nation africaine à prendre part à un quart de finale du Mondial.APS
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